samedi, 31 mars 2007
MISE AU POINT
LE FIGARO. - Qu'est-ce qui vous distingue de Ségolène Royal et de Nicolas Sarkozy ?
François BAYROU. - Je veux porter un changement profond par rapport aux douze années Chirac et aux quatorze années Mitterrand.
Au fond, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal veulent tous les deux perpétuer ces vingt-six années-là. Ils représentent deux dangers : le premier « antagonise » les Français, il attise les tensions, la seconde est si erratique que cela fait peur. On voit aujourd'hui éclater au grand jour leur entente. Compère et Commère veulent que, surtout, rien ne change. Ils ont les mêmes thèmes, les mêmes mots. Ils vont même se mettre d'accord pour être en désaccord. Pour être assurés au moins d'une chose, que le pouvoir se joue entre eux.
Si vous êtes élu en mai, comment obtiendrez-vous une majorité aux législatives, en juin ?
Le peuple français est parfaitement cohérent. S'il vote pour un changement aussi profond, cinq semaines plus tard, il donnera à ce changement la base électorale dont il a besoin.
Quels seraient les contours de votre majorité ?
Ce sera une majorité ouverte. Si je suis élu, je proposerai à des personnalités venues de sensibilités différentes de travailler ensemble pour sortir le pays de la crise. Dans la situation où se trouve la France aujourd'hui, il faut une proposition de large union et, pour que cette union ait une colonne vertébrale, il faut un mouvement central. Le courant démocrate n'existe pas en France ni en Europe. Il ne demande qu'à naître, pourvu qu'on lui donne sa pleine signification par sa pleine indépendance.
Contrairement à ce qui a été fait en 2002, je ne veux pas d'un parti unique qui aurait tous les pouvoirs. Je veux que les pouvoirs soient répartis. Mon but, c'est de sortir de l'État partisan pour entrer dans l'État impartial.
Gilles de Robien aura-t-il sa place dans cette majorité ? Cette majorité aura deux exigences : accepter de travailler avec des gens d'un autre camp, et exercer une analyse critique sur ce qui s'est passé depuis des années. À qui accorderez-vous l'investiture aux législatives ?
Nous aurons des candidats dans toutes les circonscriptions. Dans certaines, un seul aura l'investiture. Ailleurs, il y aura un label, avec accord de désistement entre plusieurs candidats soutenant le contrat de majorité. Je ne demande à personne de se rallier. Chacun pourra conserver son identité.
À quoi pourrait ressembler un gouvernement Bayrou ?
À un gouvernement dans lequel travaillent ensemble des gens du centre, des gens venus de l'UMP, des gens venus du PS et des écologistes, d'accord sur une politique de redressement durable. Je suis parfaitement prêt à travailler avec des sociaux-démocrates comme avec des UMP ouverts. La France n'est plus étiquetée. Il y aura des gaullistes avec moi, et aussi des socialistes, et surtout des compétences venues de la société civile.
Quel premier ministre pourriez-vous choisir ?
Je nommerai un premier ministre complémentaire du président de la République et qui sera en accord avec lui. Mais il ne faut pas se donner le ridicule d'investir le premier ministre alors que l'élection n'est pas gagnée et qu'elle est rude.
Est-il envisageable que Dominique Strauss-Kahn vous rejoigne ?
Rien ne bougera avant le premier tour. Au PS, tout est verrouillé, tout le monde est tétanisé par l'appareil. Au soir du premier tour, si je suis qualifié, tout bougera. Au PS mais aussi à l'UMP. Le PS et l'UMP sont deux formes politiques du passé, deux étoiles éteintes. On voit encore la lumière, mais l'émetteur n'est plus là. Quand Ségolène Royal rappelle sa proposition « d'ateliers de couture dans les écoles, où les élèves auraient pu réaliser des drapeaux », je me demande où est la gauche. Et à droite, quoi de plus éloquent que le dictionnaire de citations de Nicolas Sarkozy, Jaurès, Blum, Rimbaud, pourquoi pas Castro ou Che Guevara, avant de refaire le ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale ?
Vous êtes favorable à l'instauration de la proportionnelle pour les législatives suivantes. Faudra-t-il pour cela augmenter le nombre de députés ?
Je ne veux pas que l'on augmente le nombre de députés. Je proposerai au contraire de le diminuer.
Qui de Royal ou Sarkozy préféreriez-vous affronter au second tour ?
Ce serait plus significatif d'être face à Sarkozy, parce que le débat de société serait net et que cela déplacerait instantanément les lignes. Mais ce seront les Français qui choisiront. C'est eux qui décideront du duel final. Dans les deux cas, on aura le représentant ou la représentante de la France coupée en deux, contre celui qui propose de la réunir
16:05 Publié dans ELECTIONS | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : bayrou figaro
vendredi, 30 mars 2007
Une semaine d'échauffement
On n 'a pas chômé cette semaine. Les semaines précédentes non plus du reste. L'équipe tracte, colle, rencontre, visite.
Bref : ça tourne.
Il est formidablement plaisant d'aller à la rencontre des personnes de tous lieux, tous âges et toutes catégories.
Partout, c'est la même impression, le même engouement pour François BAYROU et ses idées.
Ce qui démontre bien - comme Hervé MORIN l'a dit aujourd'hui - que les bricolages sondagiers qui tentent de déprécier François BAYROU sur commande, ces sondages ne sont que du bidouillage. Du bricolage de la réalité.Bref : de la manipulation. Pour preuve : le sondage d'Auxerre qui donnait Bayrou à 24%, clairement devant Royale. Plutôt gênant pour les MMC (= médias mercenaires complices), il fallait donc passer très vite tout ça au rouleau compresseur et à la moulinette.
Les Français seront-ils dupes ?
On verra bien le 22 avril...
LUNDI 26 MARS : nous étions une quarantaine dans le bus qui menait notre comité au meeting de François Bayrou à St Etienne.
MARDI 27 MARS : nous allions épauler nos amis des Combrailles Nord afin de relancer l'action aussi dans cette partie un peu oubliée du département.
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MERCREDI 28 MARS : nous participions au lancement du Comité Bayrou de Randan-Limagne.
Une réunion animée par notre comité et celui de Clermont- Fd.
Au cours de cette soirée nous avons débattu et échangé avec la salle sur des thèmes bien connus comme la dette, la formation du futur gouvernement de rassemblement, l'emploi, la formation et les réformes nécessaires.
Les questions locales ont aussi surgi, en prémisse des législatives : l'agriculture et la question des OGM, l'irrigation de la Limagne, entre autres...
08:27 Publié dans ELECTIONS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Bayrou comité
samedi, 10 mars 2007
Sur le marché de Riom
22:45 Publié dans ELECTIONS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou
mercredi, 07 mars 2007
Des chiffes éloquents
François Bayrou est celui dont les propositions économiques et sociales sont les moins coûteuses.
La cellule de chiffrage de l'Institut de l'entreprise, présidé par Michel Pébereau, les a évaluées, mardi 6 mars, à 27,5 milliards d'euros de dépenses et à 16,3 milliards d'économies ou de recettes supplémentaires. Soit un coût net de 11,2 milliards d'euros.
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Les trois experts indépendants de cette cellule ont également revu à la hausse leurs estimations du coût net des programmes des deux autres : 51,83 milliards pour M. Sarkozy et 62,68 milliards pour Mme Royal, l'un et l'autre s'en tenant respectivement à 32 et 35 milliards d'euros.
Le programme de M. Bayrou est aussi calé sur une perspective de croissance de 2 % (contre 2,25 % pour l'UMP et 2,5 à 3 % pour le PS).
Spécialiste des finances publiques et du budget, le député UDF de la Marne, Charles de Courson , se dit "globalement d'accord""deux petits écarts près" qui portent sur l'évaluation des mesures emploi et des petites retraites. En revanche, il regrette que la cellule de chiffrage n'ait pas retenu, parmi les économies préconisées par l'UDF, les 5 milliards attendus de la modernisation de l'Etat.
Dans le programme de François Bayrou, les mesures les plus coûteuses sont l'exonération quasi-totale de charges sociales pour les deux premiers emplois à durée indéterminée créés par entreprise (8 milliards en bruts), la revalorisation des petites retraites (4 milliards) et l'exonération de charges sociales pour compenser la majoration de 35 % des heures supplémentaires (3,8 milliards). Côté recettes, la limitation des exonérations de charges permettrait d'économiser 9,1 milliards. Le plafonnement niches fiscales - il en existe 254 pour un coût brut de 40 milliards - rapporterait 4 milliards, et une meilleure maîtrise de la progression de la dépense publique 3,2 milliards.
Bref : un programme réaliste et honnête car il est parfaitement tenable.
Vous comprenez donc pourquoi je suis à l'aise dans cette campagne : les Français comprennent très bien et soutiennent de plus en plus massivement ces propositions.
A bientôt, Catherine :-)
22:15 Publié dans ELECTIONS | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, programme








