« L'enjeu des élections législatives | Page d'accueil | Catherine Mallick s'engage pour notre avenir (2) »

lundi, 04 juin 2007

Catherine Mallick s'engage pour notre avenir (1)

Toujours disponible : Le reportage France 3

 

 

Catherine Mallick s'engage pour notre avenir (1)

 

Catherine Mallick était interrogée par la Confédération Générale des Petites et Moyennes Entreprises (CGPME) sur les questions de l’emploi et de l’économie.

Ce fut pour elle l’occasion de présenter son programme en la matière. Nous vous proposons de le découvrir... Chaque jour, l'équipe de Catherine Mallick vous propose de découvrir quelques unes des réponses à la CGPME.

 

Question 1 : Equilibre des finances publiques et des régimes sociaux

 

La dette – Le nombre de fonctionnaires

 

Le combat pour l’équilibre des finances publiques n’est pas un caprice de théoricien, c’est le premier geste social que nous pouvons faire. Les Français les plus fragiles et les plus démunis sont les premières victimes de la dette. Le déficit actuel de l’État ne soutient plus la croissance, il la freine. Il crée un climat d’incertitude face à l’avenir. Toute remontée des taux d’intérêt aurait des effets désastreux sur les finances publiques. Le combat que je mènerai à l’Assemblée nationale contre l’endettement public rejoint les prises de position de François Bayrou.

Depuis vingt-cinq ans, tous les gouvernements ont été coupables de ce laisser-aller. Tous les jours, l’État dépense 20 % de plus que ce qui rentre dans ses caisses. Cette attitude est irresponsable.

Le projet de François Bayrou aurait couté 21 milliards d’euros. Il s’engageait sur 21 milliards d’euros d’économies. Pour cela, il aurait fallu :

  - concentrer en trois ans les exonérations de charges sur les PME et sur les salaires en dessous de 1,3 SMIC (9 milliards d’euros d’économies),

  - plafonner progressivement le montant global des niches fiscales (4 milliards d’euros) ;

  - des actions de modernisation de l’État pour un montant de cinq milliards d’euros d’économie;

  - et des économies au niveau des collectivités locales pour 3 milliards d’euros en trois ans.

 

Modernisation de l’État et économies dans les collectivités locales vont de pair : jusqu’ici, aucune décentralisation des compétences n’a entraîné une diminution du nombre des fonctionnaires des services correspondants !

François Bayrou proposait d’inscrire, dans la Constitution, l’interdiction pour un gouvernement de présenter un budget en déficit de fonctionnement, hors période de récession. L’État se serait interdit ainsi de financer ses dépenses courantes par la dette. Nous ne pouvons que regretter que cet engagement n’est pas été repris par le M. le Président Nicolas Sarkozy.

A l’Assemblée nationale, je serai attachée à la suppression de ce déficit de
fonctionnement: soit  21 milliards environ, en trois ans
. En retenant une prévision de croissance raisonnable, 2% par an, et 1,8 % d’inflation, l’augmentation des recettes de l’État est de 14 milliards d’euros par an. En consacrant 7 milliards par an à la diminution du déficit, on retrouve au bout de trois ans l’équilibre de fonctionnement. Alors la part de la dette dans la richesse nationale se met à baisser, et l’État et les collectivités locales retrouvent des marges de manœuvre.

 

Les retraites

 

Je suis convaincue que la question des retraites n’a pas été réglée par la réforme de 2003. En tant que députée, je veux courageusement proposer une nouvelle réforme, avec pour pilier la justice: tous les Français doivent être traités à égalité. Il en va du respect de notre devise, de nos valeurs communes. Je propose une refonte universelle, c’est-à-dire une réforme qui englobe tous les régimes, y compris les régimes spéciaux. Elle sera souple, ouvrant la voie à une retraite à la carte, une retraite par points. Dans ce système de retraite par points, où le montant augmente avec le temps de cotisation, les salariés conserveront le droit de partir à la retraite à 55 ans, mais leur retraite sera plus importante s’ils partent plus tard. Cette retraite à la carte aura pour principe le droit pour chacun de définir son temps de travail et son niveau de retraite. Si cette réforme était  adoptée, les acquis des régimes spéciaux seront individualisés : chaque agent pourra choisir lui-même l’âge de son départ à la retraite. Cette retraite par points créera de vrais droits, devra prendre en compte la pénibilité et permettre ou le rachat d’années sans décote ou leur abondement par l’Etat. Ce système de retraite sera géré en pleine responsabilité par les partenaires sociaux.

 

<<< >>>

 

Question 2 – Evolution de la fiscalité locale

 

Maintenir la vitalité économique, notamment en zone rurale

 

Avec les Combrailles, la 6e circonscription du Puy-de-Dôme est particulièrement concernée par cette situation de zone rurale. Contrairement à une idée reçue, elles ne constituent pas un désert économique (1952 entreprises sur le territoire du SMADC dont 42% de services, 25% de commerces, 13% d’industries…). La filière bois est particulièrement active : 25% du territoire est couvert de forêts, de sorte qu’un pôle bois émerge au sud du territoire. L’industrie agroalimentaire profite de ressources en eau et agriculture : outre Volvic que l’on ne présente plus, la Société Polette à Teilhède est un des premier salaisonniers de France. Les industries sont présentes sur deux bassins : Saint-Eloy les Mines, Les Ancizes/St-Georges de Mons avec des grands groupes transationaux (Aubert et Duval, Diétal). PME et PMI irriguent le territoire : recyclage industriel, transport, commerce...

 

Si elles ne sont pas un désert, il est nécessaire de les valoriser. L’enjeu est de lutter contre la désertification rurale, en attirant par les créations d’emploi de nouveaux habitants, sans en perdre. Il convient d’accompagner les entreprises qui doivent investir dans la modernisation de leur outil de travail (aides à l’innovation, micro-crédits). A titre d’exemple, la fermeture de l’abattoir de Giat aurait pu être évitée si des travaux avaient été entrepris pour le mettre aux normes. L’accueil de nouvelles entreprises doit faire l’objet d’aides publiques (avantages fiscaux, aides à l’installation, aides à l’innovation, aides à l’embauche). Il s’agit surtout d’un enjeu d’aménagement du territoire : il est nécessaire de profiter de la présence des quatre échangeurs autoroutiers sur l’A71 et l’A89 pour développer des zones d’activités attractives.

 

Eviter l’explosion de la fiscalité locale

 

Une réforme de la fiscalité locale est d’autant plus nécessaire que 75 % des investissements civils sont pris en charge par les collectivités. La décentralisation ne signifie pas que l’Etat se désengage: les transferts de compétence doivent être entièrement compensés par l’Etat.

 

<<< >>>

 

Question 3 – Entreprises françaises et concurrence internationale

 

 

Un enjeu européen

 

Face à la mondialisation, nous avons besoin d’une politique économique européenne, notamment évidemment dans la zone euro. La Banque centrale indépendante lutte contre la hausse des prix et sert la croissance en assurant la confiance dans notre monnaie. Mais le silence sur le déséquilibre dans les monnaies de la planète, notamment sur le taux du Yuan, est de mauvais aloi : dans la mondialisation, l’Europe doit faire respecter les principes du droit d’équité et de réciprocité.  Pour cela, il faut une Europe politique forte. C’est pourquoi je considère comme une priorité d’institutionnaliser le groupe des pays de la zone euro, l’Eurogroupe.

Il faut stopper la course au moins-disant fiscal en établissant pour chaque impôt un “serpent fiscal” : règles d’assiette communes et fourchettes de taux, minimum / maximum. Priorité à l’harmonisation de l’impôt sur les sociétés, qui est une source de dumping fiscal, et à la fiscalité écologique, que la Commission Delors avait évoquée dès 1992.

 

Lutter contre le « dumping social »

 

Pour cela, François Bayrou estimait que «c’est d’Europe que nous aurons besoin », mais il pensait développer cette politique à moyen, voire long terme, insistant, en premier lieu, sur l’idée qu’il faut d’abord « remettre de l’ordre dans les finances publiques » avant d’aborder la question européenne. Je défendrai cette idée à l’Assemblée.

 

<<< >>>

 

Question 4 – Poids des charges sociales

 

Pour aider les PME – PMI à embaucher afin de développer leur activité, je défendrai à l’Assemblée  les propositions de François Bayrou.

 

Quand il s’agit de définir des priorités en matière économique, tout le monde parle de croissance, d’emploi, et, évidemment, à juste titre. Mais la croissance et l’emploi sont des résultantes : ce qui fait l’emploi, c’est l’entreprise. L’esprit d’entreprise et l’entrepreneur.

Or, si une entreprise, à production de richesse semblable, crée des emplois, elle paye le maximum de charges ; si elle n’en crée pas, elle paye très peu. Formidable injustice. Rien ne justifie que l’ensemble du financement de la protection sociale repose sur le travail, sur l’emploi.

 En 1798, un fiscaliste, à la recherche d’une base fiscale juste, vérifiable, non délocalisable, avait trouvé “l’idée géniale” : le nombre de portes et de fenêtres de chaque bâtiment. Cette “solution” a fonctionné 50 ans. Puis, un peu partout, on a muré les portes et les fenêtres. Quand vous concentrez un prélèvement sur une seule base, elle a tendance à s’enfuir. Ce qui s’est passé pour les portes et les fenêtres se passe aujourd’hui pour l’emploi.

Je propose cinq pistes pour transférer ces charges : une cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises, une hausse de la CSG, la TVA sociale, une taxe sur la consommation de carburants fossiles, enfin une taxe sur les mouvements financiers.

C’est une réflexion de long terme qui demande la participation de toute la société française. Mais il y a urgence, c’est pourquoi je propose une mesure immédiate : permettre à chaque entreprise de créer deux emplois sans charges (avec les charges de retraite : 10% en tout et pour tout).

 

Ce qui recréera l’emploi, ce n’est pas l’augmentation continue de la précarité, c’est un coût de l’emploi redevenu abordable. En réduisant les charges qui pèsent sur le travail, on libérera l’emploi : les chefs d’entreprise auront à nouveau envie d’embaucher, et ils y auront intérêt.

 

<<< >>>