dimanche, 08 avril 2007
GLAÇANT
En qualité de la profession de santé à laquelle j'appartiens, je suis glacée par les les propos en dérapage du candidat de l'Ump.
Aussi je tiens à résumer ici les faits :
Dialoguant (si l’on peut dire, et pour qui connaît les deux personnages il est difficile d’imaginer un dialogue entre eux) avec le philosophe Michel Onfray, le candidat de l'UMP, y déclarait "incliner à penser "qu'on naît pédophile " ,(!!!!!!!!!?????) "Et c'est d'ailleurs un problème que nous ne sachions pas soigner cette pathologie", ajoutait-il
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Et voici les propos réactifs et sains de François BAYROU :
Pour François Bayrou les propos tenus par Sarkozy dans Philosophie Magazine du mois d'avril. sont d'une "extrême gravité"
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FRANÇOIS BAYROU : "Cela voudrait dire que le destin est joué à l'avance, qu'il n'y a aucune place pour le travail de prévention", "Je ne crois pas qu'il y ait un médecin, un psychiatre qui puissent entendre ces propos sans frémir".
François Bayrou a estimé que les propos de M. Sarkozy constituaient "un dérapage très lourd de conséquences". Dans le même magazine, l'ancien ministre de l'intérieur considérait également que, s'"il y a 1 200 ou 1 300 jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n'est pas parce que leurs parents s'en sont mal occupés mais parce que génétiquement ils avaient une fragilité, une douleur préalable".
François BAYROU : "Emettre l'idée que les adolescents qui se suicident le font parce qu'ils sont nés comme ça, c'est ignorer le travail de cicatrisation que l'on peut faire. Ce ne sont pas des propos raisonnables", '"un point de repère est perdu". "Ces propos sont graves et inquiétants parce qu'ils s'inscrivent en rupture avec l'humanisme. Des propos qu'aucune philosophie, aucune religion, aucune école de pensée ne peut accréditer. Q'est-ce qu'on va enseigner en philosophie à nos enfants si le président de la République pense que la pédophilie est une affaire de naissance ?"
"UNE AUTRE IDÉE DE L'ORDRE"
"De dérapage en dérapage, de surenchère en surenchère", la campagne perd son "cadre démocratique", a estimé François Bayrou, qui dit "s'interroger" sur le choix stratégiquede son rival de l'UMP. " Cherche-t-il à se garantir un report des voix du Front national au second tour ? Mais plus il radicalise ses positions, plus il s'éloigne d'une partie de son électorat".
François Bayrou s'est, en tout cas, vu conforté dans sa volonté de défendre "une autre idée de l'ordre".
"L'ordre, cela commence quand il y a la paix dans les esprits. Si vous choisissez l'affrontement, vous n'avez pas l'ordre mais le désordre. La sécurité vient d'abord de la manière dont les gens se regardent entre eux. S'ils s'acceptent et se comprennent, alors vous avez la sécurité."
Au contraire de ses deux principaux adversaires, François BAYROU veut affirmer une volonté de rassemblement et d'apaisement, y compris dans sa manière de mener campagne : "La politique, cela ne se fait pas avec des murs de gardes du corps qui vous protègent. Il faut que les gouvernants soient, dans le peuple, dans leur élément".
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Vous pouvez comparer et juger qui est le plus digne de diriger la FRANCE.
Joyeuses Pâques, Catherine :-)
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jeudi, 05 avril 2007
PLUD DE DEUX FRANÇAIS SUR TROIS !!
Sondage BVA - Les Français plébiscitent la baisse de la dépense publique !
89 % des Français souhaitent que le prochain président de la République réduise les dépenses publiques.
. Les salariés de la fonction publique partagent eux aussi ce vœu, dans une proportion de 85,2 %.
Répartition des opinions favorables :
Nicolas Sarkozy : 33 %,
François Bayrou (28 %)
Ségolène Royal (22 %).
Le Pen 5 %
Pour la première fois, la dépense publique occupe une place de premier plan dans la campagne électorale. C’est nouveau et c’est bon signe.
L’engagement de François BAYROU dans ce domaine est un élément de poids, connu et déterminant.
Les Français favorables à l’égalité privé-public
81 % des Français sont favorables à l’égalité de traitement entre le public et le privé, y compris parmi les salariés du secteur public (73 %) et les sympathisants de gauche (75 %). Dans ce domaine aussi, les mentalités évoluent dans le bon sens.
Michel Brulé, fondateur de l’institut BVA : « Cela signifie que si le candidat élu au mois de mai, quel qu’il soit, a le courage de mettre le dossier des inégalités sur la table et le soumettre aux Français par référendum, il sera largement suivi ».
Message reçu cinq sur cinq !
A très bientôt,
Catherine :-)
06:28 Publié dans ELECTIONS | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : bayrou sondage
dimanche, 01 avril 2007
PROGRAMME ECO-FINANCES
Jean Peyrelevade : Conseiller de François Bayrou, en économie et finances
La classe politique doit s’interroger sur les conditions de la croissance
Jean Peyrelevade a débattu avec l’économiste Daniel Cohen et le journaliste du Monde, Eric Le Boucher. Alain Minc leur a demandé leur diagnostic sur l’économie française et quelles mesures ils prendraient s’ils étaient nommés ministre de l’Economie et des Finances. Jean Peyrelevade a insisté sur la nécessité de s’intéresser aux conditions de la croissance.
Jean Peyrelevade considère que la France fait partie avec l’Italie, des mauvais élèves des pays développés. Ancien PDG de Suez, de l’UAP et du Crédit Lyonnais, il a expliqué que le défaut fondamental du logiciel français, en particulier chez les décideurs politiques, c’est qu’on parle beaucoup de la croissance pour payer notre protection sociale ou créer des emplois, mais qu’on ne s’interroge jamais sur les conditions de la croissance aussi bien en termes macroéconomique que microéconomique. La classe politique se préoccupe en revanche de la répartition et du partage des richesses... "J’appelle à une révolution culturelle dans le monde politique français" a conclu Jean Peyrelevade.
Alain Minc a demandé à Jean Peyrelevade quelle politique il mènerait s’il était ministre de l’Economie et des finances. Soucieux de donner des signaux sur les conditions de la croissance, il préconise que les contingents d’heures supplémentaires et leur prix relèvent du dialogue social, soit d’accords d’entreprises, soit d’accords de branches. Dans sa volonté de libérer le travail, il a cité un sondage qui montre que 70% des jeunes de 18 à 24 sont prêts à travailler davantage pour gagner plus. De la même manière, il considère que la discussion annuelle sur l’augmentation du Smic devrait relever des partenaires sociaux. Jean Peyrelevade a fait remarquer que la France est le seul pays développé où l’Etat détermine les conditions du travail, la durée effective et la rémunération des heures supplémentaires...
Jean Peyrelevade a expliqué qu’il ferait du Premier ministre, le ministre de la recherche et des universités. "La formation permanente, re-qualifiante est une nécessité absolue" a insisté Jean Peyrelevade. Il a pris l’exemple du bâtiment : "La France est incapable de dépenser l’argent prévu pour les logements sociaux !". En effet, alors que les sommes nécessaires sont budgétées, les entreprises ne répondent même pas aux appels d’offre car elles manquent de main d’œuvre ! Jean Peyrelevade estime donc que la formation permanente et qualifiante doivent être mieux organisées pour répondre au marché de l’emploi. Mais il a également estimé que la formation initiale en France, était défaillante : le taux d’ouvriers non qualifiés est plus élevé dans notre pays que chez beaucoup de nos concurrents comme l’Allemagne. Jean Peyrelevade a rappelé que la France dépense aujourd’hui 23 milliards d’euros par an pour la formation professionnelle et permanente or "personne ne connaît l’efficacité de ses sommes dépensées". Il n’y a jamais eu d’audit de réalisé.
Jean Peyrelevade a estimé qu’une augmentation de notre effort sur la formation implique que les entreprises participent davantage à son financement. Il pense qu’elles n’accepteront que si elles obtiennent en contrepartie la possibilité de gérer leurs effectifs de manière plus grande. Cela suppose donc de mettre en place la "flexsécurité". Jean Peyrelevade a constaté que tout le monde semblait d’accord – gouvernement, syndicats de salariés et patronaux – mais qu’en réalité, "personne ne sait de quoi on parle de manière concrète". S’il était ministre de l’Economie, il donnerait trois mois aux partenaires sociaux pour se mettre d’accord sur les modalités de la "flexsécurité". Si ceux-ci échouaient, il imposerait alors par la loi d’alléger les contraintes qui existent sur le contrat de travail et dans le même temps, il augmenterait la sécurité professionnelle des salariés et l’effort de formation. Il est convaincu que si on assouplit le contrat de travail, cela permettra de remettre au travail beaucoup de gens qui voudraient travailler et qui ne le peuvent pas.
S’il était ministre de l’Economie, Jean Peyrelevade déciderait également le transfert des cotisations patronales (santé, famille) qui pèsent sur le travail "de manière indue" sur une taxe carbone. Cela permettrait d’alléger le coût du travail et donc de favoriser la croissance. Dans le même temps, Jean Peyrelevade considère que cela obligerait notre appareil productif à s’adapter plus rapidement à un monde où l’énergie va coûter de plus en plus cher en termes de prix et d’environnement. Il pense que cela ouvre des possibilités à nos entreprises en matière d’investissement, d’innovation et de croissance à condition qu’on donne des signaux forts dans cette direction. Il a rappelé que 40% des prélèvements obligatoires proviennent aujourd’hui des salaires contre seulement 3,5% sur la consommation d’énergie fossile via la TIPP (Taxe intérieure sur les produits pétroliers).
S’agissant de la fiscalité, Jean Peyrelevade a expliqué qu’il ne toucherait pas aux impôts "tant que les finances publiques ne seraient pas rétablies". Il n’est pas favorable à une augmentation de la TVA comme l’ont décidé les Allemands car il considère que la situation des entreprises françaises est différentes de ses concurrentes : "Ces deux ou trois dernières années, les Allemands ont accru les marges de leurs entreprises" a expliqué Jean Peyrelevade, "elles ont de quoi absorber une augmentation de la TVA sans répercussions sur les prix". En France, les marges des entreprises ont eu plutôt tendance à baisser… Il est convaincu qu’une augmentation de la TVA dans notre pays, se traduirait alors par une augmentation des prix. Enfin, Jean Peyrelevade considère que sans un minimum d’harmonisation fiscale à l’échelle européenne, on continuera à déplorer des fuites de capitaux. Cela vaut pour l’ISF comme pour l’impôt sur les droits de succession.
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Les conditions de la relance sont ici et maintenant clairement sur la table. A nous de relayer le message sur le terrain.
A très bientôt, Catherine
17:35 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : programme bayrou eco finances
samedi, 31 mars 2007
MISE AU POINT
LE FIGARO. - Qu'est-ce qui vous distingue de Ségolène Royal et de Nicolas Sarkozy ?
François BAYROU. - Je veux porter un changement profond par rapport aux douze années Chirac et aux quatorze années Mitterrand.
Au fond, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal veulent tous les deux perpétuer ces vingt-six années-là. Ils représentent deux dangers : le premier « antagonise » les Français, il attise les tensions, la seconde est si erratique que cela fait peur. On voit aujourd'hui éclater au grand jour leur entente. Compère et Commère veulent que, surtout, rien ne change. Ils ont les mêmes thèmes, les mêmes mots. Ils vont même se mettre d'accord pour être en désaccord. Pour être assurés au moins d'une chose, que le pouvoir se joue entre eux.
Si vous êtes élu en mai, comment obtiendrez-vous une majorité aux législatives, en juin ?
Le peuple français est parfaitement cohérent. S'il vote pour un changement aussi profond, cinq semaines plus tard, il donnera à ce changement la base électorale dont il a besoin.
Quels seraient les contours de votre majorité ?
Ce sera une majorité ouverte. Si je suis élu, je proposerai à des personnalités venues de sensibilités différentes de travailler ensemble pour sortir le pays de la crise. Dans la situation où se trouve la France aujourd'hui, il faut une proposition de large union et, pour que cette union ait une colonne vertébrale, il faut un mouvement central. Le courant démocrate n'existe pas en France ni en Europe. Il ne demande qu'à naître, pourvu qu'on lui donne sa pleine signification par sa pleine indépendance.
Contrairement à ce qui a été fait en 2002, je ne veux pas d'un parti unique qui aurait tous les pouvoirs. Je veux que les pouvoirs soient répartis. Mon but, c'est de sortir de l'État partisan pour entrer dans l'État impartial.
Gilles de Robien aura-t-il sa place dans cette majorité ? Cette majorité aura deux exigences : accepter de travailler avec des gens d'un autre camp, et exercer une analyse critique sur ce qui s'est passé depuis des années. À qui accorderez-vous l'investiture aux législatives ?
Nous aurons des candidats dans toutes les circonscriptions. Dans certaines, un seul aura l'investiture. Ailleurs, il y aura un label, avec accord de désistement entre plusieurs candidats soutenant le contrat de majorité. Je ne demande à personne de se rallier. Chacun pourra conserver son identité.
À quoi pourrait ressembler un gouvernement Bayrou ?
À un gouvernement dans lequel travaillent ensemble des gens du centre, des gens venus de l'UMP, des gens venus du PS et des écologistes, d'accord sur une politique de redressement durable. Je suis parfaitement prêt à travailler avec des sociaux-démocrates comme avec des UMP ouverts. La France n'est plus étiquetée. Il y aura des gaullistes avec moi, et aussi des socialistes, et surtout des compétences venues de la société civile.
Quel premier ministre pourriez-vous choisir ?
Je nommerai un premier ministre complémentaire du président de la République et qui sera en accord avec lui. Mais il ne faut pas se donner le ridicule d'investir le premier ministre alors que l'élection n'est pas gagnée et qu'elle est rude.
Est-il envisageable que Dominique Strauss-Kahn vous rejoigne ?
Rien ne bougera avant le premier tour. Au PS, tout est verrouillé, tout le monde est tétanisé par l'appareil. Au soir du premier tour, si je suis qualifié, tout bougera. Au PS mais aussi à l'UMP. Le PS et l'UMP sont deux formes politiques du passé, deux étoiles éteintes. On voit encore la lumière, mais l'émetteur n'est plus là. Quand Ségolène Royal rappelle sa proposition « d'ateliers de couture dans les écoles, où les élèves auraient pu réaliser des drapeaux », je me demande où est la gauche. Et à droite, quoi de plus éloquent que le dictionnaire de citations de Nicolas Sarkozy, Jaurès, Blum, Rimbaud, pourquoi pas Castro ou Che Guevara, avant de refaire le ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale ?
Vous êtes favorable à l'instauration de la proportionnelle pour les législatives suivantes. Faudra-t-il pour cela augmenter le nombre de députés ?
Je ne veux pas que l'on augmente le nombre de députés. Je proposerai au contraire de le diminuer.
Qui de Royal ou Sarkozy préféreriez-vous affronter au second tour ?
Ce serait plus significatif d'être face à Sarkozy, parce que le débat de société serait net et que cela déplacerait instantanément les lignes. Mais ce seront les Français qui choisiront. C'est eux qui décideront du duel final. Dans les deux cas, on aura le représentant ou la représentante de la France coupée en deux, contre celui qui propose de la réunir
16:05 Publié dans ELECTIONS | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : bayrou figaro





